• Jeudi 14 Mai 2026 - 11:16 AM

Soutenez Bonjour

Soutien Journalisme indépendant

Accessible à tous, financé par les lecteurs

Soutenez-nous

Médias » Le Presse

Marionnettes numériques : La plus grande fraude à l'identité journalistique


Par Maggie Harrison Dupré .Publié le 2026/05/14 09:42
Marionnettes numériques : La plus grande fraude à l'identité journalistique
Mai. 14, 2026
  1. 0
  2. 9

Dans un scandale médiatique qui a secoué les sphères financières numériques en 2026, une enquête journalistique a révélé l'implication de quatre "journalistes" financiers fictifs dans la gestion de campagnes promotionnelles trompeuses pour le compte de sociétés de cryptomonnaies, via de grandes plateformes mondiales telles que Forbes et HuffPost. 

La manipulation par l'intelligence artificielle 


L'enquête menée par le magazine The Press Gazette a révélé que les quatre rédacteurs — Nikolai Kuznetsov, Reuben Jackson, Luis Aureliano et Joe Liebkind — dont les analyses étaient suivies par de nombreux lecteurs, ne sont en réalité que des identités numériques factices. Le rapport souligne que les portraits de ces "journalistes" sont soit intégralement générés par intelligence artificielle, soit des photos de banques d'images facilement traçables. De plus, ces noms ne possèdent aucune trace professionnelle ou historique réel sur Internet en dehors des articles sponsorisés. 

Un réseau d'intérêts occultes 

Selon l'investigation, ces identités frauduleuses sont étroitement liées à deux agences de relations publiques : MarketAcross et InboundJunction. Les marketeurs auraient utilisé ces "marionnettes numériques" pour publier plus de 1 000 articles faisant la promotion de projets de cryptomonnaies douteux, notamment le projet Gladius qui s'est effondré en 2017. L'objectif était de conférer un vernis de légitimité et de professionnalisme à des investissements à haut risque.
 
L'impuissance des institutions médiatiques

 Le plus frappant reste l'incapacité des plateformes ayant diffusé ces contenus — parmi lesquelles Investing.com, VentureBeat et CoinTelegraph — à fournir la moindre preuve de l'existence réelle de ces contributeurs. Par ailleurs, les rédacteurs mis en cause sont restés totalement silencieux face aux interrogations soulevées. 

Défense et désengagement


 De leur côté, les directions des agences de relations publiques concernées ont nié tout lien avec la gestion de ces profils. Dans un communiqué, elles ont affirmé ne pas employer de journalistes et ne détenir aucune coordonnée de ces individus, arguant que les activités qui leur sont associées remonteraient à plusieurs années. 

Une mise en garde 

pour l'avenir Cette affaire met en lumière le chaos informationnel généré par la prolifération des contenus synthétiques. Elle impose désormais aux rédacteurs en chef et aux institutions médiatiques une double responsabilité dans la vérification de l'identité des pigistes, tout en obligeant le public à une vigilance accrue avant de suivre des conseils financiers pouvant émaner de simples "algorithmes" marketing. 


Notez ce sujet



sport

Référendum

Les principaux obstacles auxquels sont confrontés les immigrants

  1. 83%
  2. 16%
  3. 0%

6 Votes

DESSUS